DRAMA/SERIES AMERICAINES

Narcos: Pablo Escobar, l’homme avant le mythe

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« Narcos ? Oh, encore une série qui va nous donner une leçon sur le bien et le mal. » Pas vraiment non. Narcos n’est pas une leçon de vie, ce n’est pas non plus une critique acerbe de la société actuelle ni des dérives de la drogue. La série raconte l’histoire d’un homme, ses conflits intérieurs et comment celui-ci est devenu un homme aussi puissant. Cet homme, c’est Pablo Escobar. Il n’y a ni méchants ni gentils, on fait face à des policiers entêtés, des agents corrompus, des narco-trafiquants plein de remords et/ou toujours à la quête de plus de pouvoir. On ne cherche pas à nous prouver que Pablo Escobar est une ordure, non, ici c’est un homme comme les autres avec des failles et des pulsions. On assiste à la naissance du mythe en donnant la part belle à l’humain. Sans tomber dans le documentaire ni dans la série de fiction, Narcos est un équilibre de réalisme et d’action romancée.

En plus de découvrir les dessous politiques et culturels de la Colombie, on plonge au coeur du plus terrible des ennemis que les Etats-Unis aient à affronter : la drogue. Si elle est rapidement relayée au second plan derrière l’humanité et la morale tendancieuse des personnages, elle reste présente à travers les victimes laissées dans son sillage. Narcos nous entraine dans une enquête au coeur de l’action pour comprendre ce phénomène qui a tant marqué l’Amérique, au sein d’un combat de tous les jours entre forces de l’ordre et narco-trafiquants. Le but n’est pas de juger les actions de chacun, mais de comprendre ce qu’il s’est passé et les conséquences de cette guérilla sur la psychologie et l’éthique des protagonistes.

Les personnages sont vibrants de sympathie et de sincérité, et il ne faut pas oublier de saluer la prestation remarquable de Wagner Moura (Pablo Escobar), plus que convaincant, qui a su faire de l’ennemi numéro 1 des Etats-Unis un être humain. Boyd Holbrook (Steve Murphy) et Pedro Pascal (Javier Pena) nous entrainent dans leur descente psychologique à la recherche de leurs limites tant éthiques que physiques.

Doit-on mettre de côté sa morale pour faire tomber le grand méchant loup ? Il faut là saluer la prouesse d’une série qui a su se détacher des clichés généralement associés aux biopics du genre et nous offrir une peinture réaliste des années noires de la lutte anti-drogue. Ici il n’y a ni noir ni blanc, tout est gris et nous rappelle qu’il y a toujours 2 versions à une même histoire.

A la suite de ces 10 épisodes rythmés et intriguants, la seule chose qu’on se demande est « A quand une saison 2 ? ».

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