DRAMEDY/SERIES AMERICAINES

Master of None, Saison 2: romance douce-amère

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Allora. Cette saison 2 commençait mal… avec un premier épisode en noir et blanc loin d’être palpitant et qui nous laisse complètement perplexes.  On retrouve Dev à Modena, en Italie, où il apprend à faire des pattes et interagit avec les habitants du coin dans un italien surprenamment bon. Fraichement célibataire depuis le départ de Rachel pour le Japon, il a lui aussi quitté New York pour suivre ses rêves et se retrouver seul en terre étrangère. Toujours aussi sympathique et drôle, il est ouvert aux rencontres fortuites, sans faire de la recherche de l’amour une priorité. Alors pourquoi du noir et blanc pour cette ouverture de saison? Un clin d’oeil au film « Le Voleur de Bicyclette »?! La forme nous distrait du fond, et c’est peut-être le but car en fin de compte l’Italie tant fantasmée par Dev est atemporelle tant elle est pleine de clichés. Le retour à la couleur dans l’épisode 2 et la visite d’Arnold, son meilleur ami de New York, n’arrangent rien, au contraire. Se rendant au mariage de son ex qui a lieu comme par hasard près de Modena, on frôle le ridicule; c’est trop improbable pour être crédible. Pendant 3-4 épisodes, on se désespère à trouver un fil conducteur. Où va-t-on et où va Dev?  Même si certains passages sont drôles, le tout est plat.

On avance dans la saison avec un retour à New York et des épisodes en stand-alone, intéressants, pertinents, ancrés dans leur thématique (Tinder, la religion…). On voyage dans le temps à coups de flashbacks, ce qui nous permet de découvrir un peu plus Dev et son entourage à travers les âges. A partir de l’épisode 4, on accroche enfin. Dev reprend sa vie américaine, il devient présentateur d’un show de cuisine. Il discute par texto avec son ex, Rachel. Il ne se passe pas grand chose, jusqu’à ce que Francesca, la jolie italienne de la boutique de pattes de Modena débarque à New York pour quelques semaines avec son fiancé. Etrange coïncidence, une en plus, une de trop peut-être, mais ça pimente enfin la saison et la vie de Dev alors on se dit que le monde est petit et fait bien les choses.

Les deux derniers épisodes d’une heure chacun nous emportent dans une avalanche d’émotions. On assiste à l’amour impossible entre Francesca et Dev. Leur complicité crève l’écran et on souffre avec Dev qui trouve le courage de se déclarer et tente le tout pour le tout pour convaincre sa belle de rester à New York. Le temps se suspend dans la nostalgie de ce qu’ils pourraient s’autoriser à vivre, dans des moments à tirer une larme aux plus insensibles. C’est tout simplement beau, esthétiquement parlant, et dans le jeu d’acteur. Je pense notamment à tous les moments musicaux, et particulièrement à la séquence de tête à tête rythmée par la chanson « Un anno d’amore ». Finalement, on se dit: tout ça pour ça. Tant d’épisodes pour meubler cette saison alors qu’elle aurait pu être complètement au service de cette histoire, dont on attend le vrai développement dans une éventuelle saison 3.

Dans l’ensemble, c’est bien le format de cette saison 2 qui décontenance le téléspectateur. Elle casse les codes habituels avec des épisodes de longueurs différentes, sans forcément de fil rouge. Pourtant plus on avance, plus on comprend où Aziz Ansari veut en venir. Même si la saison est inégale et parfois maladroite, elle ne laisse pas indifférent. La fin rattrape tout et emporte tout sur son passage. A la saison 3 d’explorer les défis inhérents de cette romance et de cette connexion humaine, amoureuse, que Dev souhaitait tant dans sa vie.

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